La chronique facile du mercredi

Spécial Halloween

A l’approche d’Halloween, quoi de mieux que de se donner des petits frissons ?

On est fin octobre, et comme tous les ans depuis environ une dizaine d’année, on va se demander s’il faut fêter Halloween ou non. Ça n’est pas une fête implantée en Europe, c’est mercantile, mais… c’est un moyen plus joyeux de commencer le mois de novembre que d’aller décorer la tombe de grand-tante Roberte.

Comme c’est un peu chaotique, certains rajouteront quelques citrouilles et des chauves-souris en plastique à la déco de leur boutique. D’autres iront se balader déguisés, histoire de se prendre une cuite marrante. D’autres encore déguiseront les enfants, assez content de ne pas aller à l’école le lendemain…

Du coup, on a un peu oublié qu’Halloween est une fête où l’on joue à se faire peur : les films d’horreur, les monstres et tout ce qui fout la pétoche est à l’honneur. C’est assez visible lorsqu’on est un habitué des podcasts et Web TV américaines : le mois d’octobre est consacré à la peur. L’Angry Video Game Nerd ressort ses vieux jeux aux allures gothiques, le « Nostalgia Critic se farcit les mauvais films d’horreurs, et les télés reprogramment le bon vieil épisode spécial Halloween des séries…

Voici maintenant quelques extraits des « Creepy Pasta », des sortes de petites histoires que l’on raconte de forum en forum, narrant des expériences effrayantes. Proches des légendes urbaines, elles mettent souvent en scène des objets geeks sous leur jour effrayant : cartouche de jeux vidéos hantées, émissions pour enfants qui foutent les jetons, site Internets maudits, etc. Souvent elles s’accompagnent de vidéos ou d’enregistrements sonores pour montrer la vérité du fait.

Ainsi, on retrouve cette discussion d’internautes, qui se sont mis à parler du show « Candle Cove » : (traduite par le blog « Fais moi peur« )

« – Super_pork
: Quelqu’un ce souvient de ce dessin animé ? Ça s’appelait candle cove et je le regardais quand j’étais petit. Je n’ai jamais retrouvé d’infos dessus, même sur Internet. Je vivais à Ironton en ce temps là, mais je me rappelle que cela passait à 16 h.

Peintre128 : Cela me dit quelque chose… j’ai grandi à Ironton en 1972. Ce n’était pas avec des pirates? Je me rappelle d’une petite marionnette à l’entrée d’une cave parlant à une petite fille.

Super_pork : Je savais que je n’étais pas fou! Il s’appelait Pierrot Pirate. Il me faisait peur en plus. On aurait dit qu’il était fait de parties d’autres poupées. Sa tête était celle d’une vieille poupée de porcelaine. Je ne me rappelle plus de la chaîne…

Confitureman : Désolé de remonter le sujet mais je connais parfaitement le dessin animé. Je crois que il est passé que pour quelque mois en ’71, pas en ’72. J’avais 12 ans et je le regardais avec mon petit frère. Je ne me rappelle plus de la chaîne, mais elle n’existe plus aujourd’hui. Ma mère me laissait zapper après les infos. Laissez-moi voir me rappeler…

Ça se passait à la Candle cove, c’était avec une petite fille qui s’imaginait des aventures périlleuses sur un bateau pirate. Le bateau s’appelait le Rigolo, et Pierrot Pirate n’était pas un très bon pirate parce qu’il avait trop facilement peur. La plupart du temps, il y avait un drôle de petit air de musique dans le fond, quelque chose qui semble sortir tout droit d’un cirque. Je ne me rappelle plus du nom de la fille. Peut-être Janice ou Jade. Je pense que c’était Janice.

Super_pork : Merci !!! J’ai eu un flot de nostalgie quand tu as parlé du Rigolo. Je me rappelle qu’il avait un gros sourire, le bas souvent sous l’eau sauf quand il parlait. On aurait dit qu’il avalait la mer et il avait la même voix que Ed Wynn, ou presque. C’était stupide quand la caméra passait de la maquette en bois/plastique à la poupée qu’il se servait quand il parlait.

Peintre128 : haha je m’en rappelle. Surtout du « Il faut que tu ailles dedans, Pierro t! »

Super_pork : Putain peintre. Je ne voulais pas me rappeler. C’est ce qu’il disait à Pierrot quand il y avait un endroit effrayant comme une grotte pour aller chercher le trésor. Et la caméra faisait un effet stupide, elle zoomait à chaque fois qu’il s’arrêtait dans la phrase. « Il faut – que tu y ailles – Pierrot ! ». Pff. On voit bien qu’ils avaient un budget limitée, avec sa bouche qui s’ouvrait avec des fils de pêche.

Vous vous souvenez du méchant qui voulait toujours avoir le trésor avant la fille et ses copains ? Il avait une grosse moustache.

Qevin_bert : Jai toujours cru que le méchant était pierrot… j’avais 5 ans. Ça me faisait vraiment peur.

Confitureman : Ce n’était pas le méchant, c’était son bras droit, Horace Horrible. Il avait un monocle, aussi… Je croyais qu’il n’avait qu’un œil.
Le méchant était une autre marionnette, le Preneur de Peau. Je n’arrive pas à croire qu’ils nous laissaient regarder ça.

Qevin_bert : Oh lui ! Je fermais mes yeux à chaque fois que sa petite musique jouait… on entendait les premières notes et son rire avant qu’il arrive. Il descendait de nulle part. C’était un vieux squelette avec un haut-de-forme et une cape, et ses yeux de verres trop gros pour son crâne.

Super_pork : Son haut de forme était bizarre… Il n’était pas censé être fait de peau ??

Confitureman : oui je pense aussi. Sa mâchoire ne faisait que bouger en avant et en arrière. Un coup la fille demanda “pourquoi votre bouche bouge comme ça” il regarda la caméra au lieu de la fille et répondit “pour t’arracher la peau”.

Super_pork : Je suis trop content que les gens se rappellent de ce truc merdique. Je me rappelle d’un cauchemar, la musique d’intro venait de se terminer et un épisode commençait, puis ca devint tout noir avec tout le monde devant, sauf le Rigolo qui ne tenait probablement pas et Horrible Horace. Mais la caméra était juste devant leur visage, et ils criaient. Des fois la caméra passait à un autre. Les marionnettes bougeaient comme si elles avaient des convulsions ou faisaient une crise d’épilepsie… La fille ne faisait que de pleurer et se plaindre, comme si cela faisait des heures qu’elle endurait ça.
Je me suis réveillé en sueur à chaque fois que j’avais ce cauchemar…

Qevin_bert : Je ne pense pas que cette un rêve, je m’en rappelle… c’était un épisode.

Super_pork : Impossible… Je te dis, il n’y avait pas d’histoire ou quoi que ce soit. Juste des cris et des pleurs. Pour l’épisode complet.

Qevin_bert : Peut être que je l’ai imaginé parce que tu l’as dis mais je jure devant Dieu que je m’en rappelle. Il ne faisait que crier. »

On a récupéré quelques images de cet épisode… :

 

 

 

Sinon, je vous avait déjà parlé de Ben et la vidéo de « Jadusable ». Cette histoire issue de « Creepy Pasta » vient d’être recréée et racontée en français par l’équipe de l’émission Level Up :

 


Horrifying Houseguest :


« Tu regarde 6eme sens ? »
« Spoiler : Tu sera mort avant la fin du film. »

Appellé « Horrifying Houseguest » (l’invité effrayant) ou « Shadowlurker » (le voyeur dans l’ombre), il s’agit d’un visage représentant un homme dans l’ombre avec les yeux exorbités et un sourire effrayant. Imaginez un peu que vous vous réveillez en pleine nuit et que tout d’un coup, en allumant la lumière, vous voyez cela :

Et bien, c’est ce sentiment qui est censé être retranscrit par ce personnage dans un dessin publié sur le Net le 28 juin et qui a généré un mème cet été, où ce visage nous raconte ce qu’un maniaque tueur pourrait penser (un peu comme celui qui est actuellement en train de te regarder par la fenêtre…).


« Le chien aboie dehors ?
Pas grave, je suis déjà à l’intérieur. »


Vous l’avez certainement déjà aperçue…


« Envie de pisser ?
Je t’attends dans le couloir. »

Il s’agit d’une ombre, volatile et intangible.
Toutes les cultures font référence aux démons de la nuit,
en particulier à une peur – jugée irrationnelle – du noir, de l’obscurité, de l’inconnu.


« Il n’y a pas eu d’éclairs dehors
C’était moi prenant des photos. »

Les figures démoniaques maîtres de la pénombre ont toujours été associées à la notion de mort, de destruction, de peine infinie.


« Ton lit à l’air confortable…
vu d’en dessous. »

Les peuples animistes, percevant une âme dans chaque élément du monde qui nous entoure, interdisent pour certains toute sortie de nuit.


« Je suis le producteur
de Candle Cove. »

Dans la mythologie perse, Ahriman était à la fois démon de l’obscurité et reflet de la mort. Et dans la plupart des religions, la noirceur est associée au mal le plus profond.


« Tu as entendu ça ?…. Ca n’était pas moi. »
« Je ne fait aucun bruits. »

Aussi est-il légitime de se poser la question : Pourquoi ?


« Effrayé après avoir vu un film d’horreur ?
Je le regardais avec toi. »

Nous tous connaissons cette peur inscrite dans nos gènes. Souvenez-vous de vos nuits de terreur, agrippé à la couverture, à n’oser ni bouger ni respirer, de peur qu’une haine sans nom vienne s’emparer de votre âme…


« L’heure d’aller se coucher pour toi. »
« Celle d’aller manger pour moi. »

Vous connaissez parfaitement cette sensation, que mère nature a délibérément gravée en nous, quand vous regardez au dehors un soir de nuit noire et que vous n’y voyez que les reflets les plus sombres de votre imagination…


« Tu te crois en sécurité parce qu’il y a d’autres gens dans la pièce ? »
« Plus il y en aura, plus ça sera drôle ! »

Qui peut savoir ce qu’il se passe dans les ténèbres ?


« Besoin d’aller au toilettes au milieu de la nuit ? »
« Tu ferais mieux de courir. »

Il s’agit d’une entité faite de rêves brisés, d’amours déchus, de tortures atroces et de crimes inavoués.


« Tu tente de ne pas regarder la fenêtre qui est dans la pièce. »
« Salut !! »

Il prolifère dans le néant, à l’abri du regard des hommes, et chaque soir se prépare à conquérir à nouveau ce qui fut jadis son royaume des ténèbres.


« Tu te masturbe, te pensant seul. »
« Soudainement, tu sens mon souffle sur ton cou. »

Vous le sentez, vous savez quand il est là.


« Jette un coup d’oeil dans le miroir. »
« Je serai juste derrière ton épaule. »

Quand vous percevez une respiration près de vous, sans pour autant la sentir, que vous vous savez observé, qu’une forêt devient silencieuse ou que vous êtes coupé du monde, il est là.


« N’essaye surtout pas de penser à moi. »
« C’est ce qui me fait apparaitre. »

Vous n’ignorez pas son désir ardent de vous voir quitter vos draps pour vous enfoncer seul dans la nuit noire, pour s’emparer de votre âme et vous conduire à une terreur infinie.


« Ne regarde pas derrière toi.
Regarde au dessus. »

Une peur telle que votre cœur ne saurait la supporter, voyant le visage déformé par toute la douleur humaine qu’il a absorbé et engendré.


« Tu ne crois pas que j’existe ?
Grossière erreur. »

Il est là, ses dents acérées, couvrant une bouche sans cesse teintée de sang, sur un visage aveugle dont les orbites vides semblent vous fixer. Il ne parle jamais, ne murmure point mais quand il hurle, vous savez que c’est la fin.


« Tu entends ton colocataire dans la pièce à coté. »
« Il devait pas sortir ce soir ? »

C’est le destin de l’Homme d’affronter sans cesse les ténèbres, de repousser les limites de l’inconnu qu’il redoute tant, mais rares sont ceux qui savent éviter la peur.


« Seul à Jamais ? »
« Dans tes rêves »

Cette peur qu’il contrôle, et qui vous envahit tout entier, tout votre amour, vos sensations agréables se gèlent dans votre cerveau, le noir en vous grandit et la raison vous pèse comme un fardeau de seconde en seconde.


« Donc, finalement, tu as fermé les volets…
…. trop tard. »



« Tu viens de fermer la porte du placard ? »
« Je te vois quand même. »

Et au bout de la peur, à l’orée du tunnel où il vous conduit, il y a l’oubli. L’oubli de toute l’évolution, l’oubli de toute humanité.


« Tu te sens en sécurité car le jour s’est levé ? »
« Comme c’est mignon. »



« Une de tes jambes pend en dehors de ton lit ? »
« Elle est à moi maintenant. »

De telles victimes, de tels fous existent, nous entendons les échos de leurs crimes chaque jour qu’il nous est donné.


« Tu te couche avec la lumière allumée ? »
« Ca sera bien plus facile pour moi de te voir. »

Et vous savez qu’il est là, qu’il rôde, qu’il guette vos faiblesses et joue avec vos peurs dans vos cauchemars.


« Ce nouveau Mème, Shadowlurker ? … Bof, c’est juste pas effrayant. Une vieille image mal dessinée. * Moi seul à la maison, surfant sur Know your Meme. »
« … » (Dans l’écran : « Tu crois être seul ? »/ »Que crois-tu ? »)
*Frisson* (Dans l’écran : « Petite faim au milieu de la nuit ? » « On se croisera dans la cuisine. »)
« Pourquoi est-ce que je continue à regarder ça ??? » (Dans l’écran : « Coupure de courants ? » « J’arrive bientôt. »)
« Tout à coup, une vraie coupure de courant. »
« Ho, non, saleté de coupure de courant. »
(En mémoire : « Coupure de courants ? » « J’arrive bientôt. »)

ET MERDE….



« Tu as vu le film Poltergeist ? »
« En réalité, c’est un documentaire. »

Nombreux sont ceux qui prétendent l’avoir capturé sur pellicule photographique, rares sont ceux qui y sont réellement parvenus.


« Ca n’est pas parce que tes pieds sont sous les draps. »
« que je ne peux pas les attrapper. »

Vous l’avez déjà certainement aperçu, du coin de l’œil, une ombre, un mouvement furtif, dans une pièce vide et sombre, sans le moindre bruit auquel vous raccrocher. (Nouvelle « Du coin de l’oeil » tirée du site Creepy Pasta)


« Tu pense que ce mème est drôle.
jusqu’au moment où tu te rendra compte que ce visage est une réflexion venant de derrière toi.

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